Jesús Rafael SOTO: Chronochrome

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‘Doble progresión azul y negra', 1975. At Gallerie Perrotin in Paris. Photography credit; Livia Saavedra for Wallpaper.

‘Doble progresión azul y negra’, 1975. At Gallerie Perrotin in Paris. Photography credit; Livia Saavedra for Wallpaper.

Du 10 janvier au 28 février 2015, Galerie Perrotin à Paris    
Du 15 janvier au 21 février 2015, Galerie Perrotin à New York

Le galeriste Emmanuel Perrotin expose simultanément dans son espace parisien et newyorkais la rétrospective de l’artiste vénézuélien Jesús Rafael SOTO (1923-2005). Le commissaire d’exposition, Matthieu Poirrier, a su habilement distribuer dans ces deux espaces, la soixantaine d’œuvres réalisées entre 1957 et 2003. L’hôtel particulier de la rue de Turenne accueille à merveille l’évolution d’une œuvre à la fois géométrique, abstraite et insaisissable.

Figure majeure de l’Op art ou art optique, au même titre que Victor Vasarely et Carlos Cruz-Diez, son compatriote, Soto joue des illusions optiques pour perturber les sens du spectateur. Dans ‘Escritura metalica’ de 1975, le rythme régulier des lignes noires et blanches met en relief les tiges métalliques courbes, donnant l’impression que l’œuvre est en mouvement. Aucun point de vue n’est privilégié et l’artiste nous invite à nous déplacer devant ses œuvres qui oscillent entre tableau et sculpture.

Dans ‘Cube de Paris’ de 1990, le déplacement du spectateur met en mouvement l’installation ‘suspendue dans l’air’ qui apparaît changeante et fugitive tel un hologramme. Comme dans ‘Duomo Vientro Rosso’ de 1997, la portion centrale géométrique rouge s’apparente à un noyau énergétique autour duquel l’œuvre paraît tour à tour se matérialiser et se dématérialiser mettant l’accent sur la vibration de la couleur.

 

Jesus Rafael SOTO, 'Cube de Paris', 1990 at Galerie Perrotin, Paris

Jesus Rafael SOTO, ‘Cube de Paris’, 1990 at Galerie Perrotin, Paris

La puissance vibratoire du monochrome invite le spectateur à entrer dans ‘Pénétrables BBL Bleu’ (1999). L’installation monumentale prend vie lorsque le visiteur traverse cette forêt de cordes bleues suspendues. Soto souhaite s’inclure lui même et le spectateur dans l’œuvre. Il écrit au sujet de la série des ‘Pénétrables’, débutée à la fin des années 60 : « L’homme n’est plus ici et le monde là. Il est dans le plein et c’est ce plein que je voudrais faire sentir avec mes œuvres enveloppantes ». L’artiste nous confronte à une œuvre inachevée, faite de couleurs et de formes en perpétuelle reconstruction.

Jesus Rafael SOTO. ‘Pénétrable BBL Bleu’ 1999. Photo credit: Livia Saavedra for Wallpaper.

Jesus Rafael SOTO. ‘Pénétrable BBL Bleu’ 1999. Photo credit: Livia Saavedra for Wallpaper.

« L’univers, je crois, est incertain et instable. La même chose doit être vraie de mon travail. » La notion d’impermanence est centrale à l’œuvre de Soto et chaque mouvement ou vibration transforme ses œuvres, émerveillant les sens du spectateur. A l’image du processus de création poétique et musical, la réalisation d’une œuvre de Soto nécessite une extrême rigueur et discipline pour atteindre ce degré d’harmonie.

Pénétrable Washington (detail), 1975. DR. ©Jesús Rafael Soto / Artists Rights Society (ARS), New York / ADAGP, Paris, 2015. Courtesy Galerie Perrotin

Pénétrable Washington (detail), 1975. DR. ©Jesús Rafael Soto / Artists Rights Society (ARS), New York / ADAGP, Paris, 2015. Courtesy Galerie Perrotin

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1 Comment

  1. Elijah   •  

    This article is very interesting

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